Auguste et Ernest sont emmenés au poste où ils sont interrogés. La pièce était plutôt sommaire mais assez confortable pour y passer des heures à répondre à des questions.
Funay : Bel... Bel comme Louis Bel?
Ernest : Oui, c'est notre père.
Auguste : Même si j'aurais préféré un Albert Einstein à ce fainéant.
Ernest : Ne dis pas ça Auguste! Nous avons étudié avec lui à Lyon où nous avons eut nos diplômes.
Funay : Aussi jeunes, félicitations. Bien et donc au retour, vous avez croisé le sénateur dans ce train?
Auguste : Non, c'était la première et dernière fois que je le voyais et il était mort.
Funay : Qui a fait ça? L'un de vous deux?
Auguste : Ernest était dans un autre wagon, il a arrêté un pillard.
Funay : Que nous avons retrouvé ligoté au fond du train. Plus sérieusement, racontez-moi ce qu'il s'est passé.
Auguste et Ernest racontent en détail l'épisode du train, lui parlant des pillards, de cet homme nommé Lucas et de ce qu'ils ont fait. Funay n'arrivait pas entièrement à les croire mais il n'avait pas le choix, ils étaient sa seule piste et ce n'était que de gamins à ses yeux. Bien qu'ils soient diplômés et doués dans leur domaine.
De retour au manoir, Rose les attendait, elle venait de recevoir un appel du major, qui confirma leur innocence.
Rose : Je suis désolée.
Ernest : Pourquoi t'excuser Rose?
Rose : J'ai cru qu'il disait vrai. Que vous étiez vraiment des assassins.
Auguste : Ca ne fait rien, c'est le don des soldats manipuler les gens. On ne t'en veux pas.
Rose : Vraiment?
Auguste : Comment t'en vouloir?
Rose : Pourquoi ne pas m'avoir dit ce qu'il s'était passé?
Ernest : Tu dois pouvoir nous comprendre, on avait peur. Pour nous et pour toi.
Auguste : Mais au fait, ce gars, Furie, il a dit que Lucas était à la recherche de la Pierre Philosophale.
Ernest : Et il a vaguement parlé de la Table d'Emeraude.
Auguste : C'est un alchimiste!
Rose : Attendez une minute! Pourquoi parlez-vous d'alchimie?
Ernest : Euh...
Auguste : Nous ne sommes pas seulement physiciens mais aussi alchimistes.
Rose : Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt!
Rose entraine les deux garçons dans une pièce qu'elle seule peut ouvrir, sa "bibliothèque secrète" comme elle l'a toujours appelés.
Rose : Je suis friante de ce genre de science, entre l'art et la philosophie. Vous pouvez les consulter comme il vous plaira.
Ernest : Tu nous étonneras toujours.
Rose : Mes amis, mon père tient également à organiser un bal pour mon anniversaire, et je serais ravie que vous m'offriez une valse tous les deux.
Auguste : Quelle élégante façon de nous inviter.
Ernest : Nous avons manqué les quatre derniers, nous seront là, bien entendu.
Rose : Ne vous en faites pas, vos lettres ont comblées votre absence.
Ernest : Ca fait plaisir à entendre. On avait peur que tu n'ais plus envie de nous revoir après avoir disparus comme ça.
Rose : Mais au fait, dites-moi pourquoi étudiez-vous l'alchimie?
Auguste : Eh bien c'est notre père qui nous a donner goût à la manipulation de matière et la recherche philosophique. On voudrais tenter plusieurs choses qui ne restent que des domaines.
Ernest : Comme récupérer la Table d'Emeraude, créer la Pierre Philosophale ou réaliser une potion d'immortalité.
Auguste : Quelque chose d'invraisemblable pour pouvoir se faire un nom.
Rose : Vous êtes déjà chers à mon coeur, inutile d'en faire plus.
Rose se met à tousser gravement et sèchement jusqu'à cracher du sang, ce qui inquiète grandement les frères Bel.
Auguste : Est-ce que ça va?
Rose : Oui, j'ai dû attraper froid. Veuillez m'excuser, je vais m'allonger un peu. Je vous confie cette clef, elle est à vous.
Ernest : Rose... Auguste , elle va vraiment mal.
Auguste : Je sais...
Le major Funay et ses hommes fouillent le bar où Furie avait croisé Lucas mais ne trouve aucun indice à part des traces de bagarre. Ils continuent de fouiller au périmètre la ville, pensant qu'il s'y terre toujours. La solution est ici, tout près...
