ROSES

ROSES
DEUX FRERES. UNIS PAR LEUR BIEN AIMER, DESUNIS PAR SA MORT.


AUGUSTE BEL - 18 ans(départ)/22 ans(fin) - L'ainé des Bel, physicien et alchimiste, il est plutôt calme et renfermé mais ne cache pas sa force de caractère.

ERNEST BEL - 17 ans/21 ans - Le cadet, physicien et alchimiste aussi, il est plus dynamique et sociable malgré son manque de courage et sa timidité.

ROSE SUSANO - 16 ans/? - C'est quelqu'un de très instruite qui aime beaucoup lire et elle mérite toutes les qualités positives : gentille, belle, douce, intelligente et drôle.

ROGER SUSANO - 41 ans/45 ans - Père de Rose, célèbre écrivain qui pense parfois plus à son travail qu'à sa famille mais ce n'est pas un mauvais bougre.

MARIANNE SUSANO - 39 ans/? - Mère de Rose, richissime héritière qui hérite d'un grand nom et d'un manoir qu'elle partage avec passion avec sa famille.

ALBERT FURIE - 21 ans/25 ans - Gentleman qui se trouve toujours au mauvais endroit au mauvais moment. Il ne nie pas le fait d'être un dragueur ni même de vivre seulement pour l'or.

MAJOR FUNAY - 24 ans/28 ans - Major des armées qui tentent par tous les moyens d'enrôler les frères Bel quand la guerre éclate.

LUCAS KOSASK - 32 ans/36 ans - Voleur à la recherche d'une pierre spécifique que l'on appelle Pierre Philosophale.


Cette histoire peut se référer à des faits historiques ou ayant une existance approuvée, le fait donc que des personnes se sentent concernées est totalement involontaire et dû au hasard.

Informations sur l'alchimie récupérées sur EsoNews

# Posté le lundi 24 décembre 2007 04:55

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 09:05

1.ROSES

16 AOÛt 1935
LYON/PARIS


Auguste et Ernest Bel, 18 et 17 ans...

C'était elle... Elle et personne d'autre. La fille qui nous souriait toujours. Celle qui nous a aimé sans concession ni jalousie. C'est pour elle que nous allons si loin... Rose...


Auguste : Ernest!
Ernest : Hein?
Auguste
: Tu dormais?
Ernest
: Ce trajet m'épuise...
Aug
uste : Ce train est pourtant bien rapide, nous devrions bientôt arriver.
Ernest : Je l'espère, je suis si impatient de revoir Rose.


Auguste, l'ainé, a les cheveux noirs descendants jusqu'aux oreilles et les yeux aussi sombre, ce qui lui donnait un certain charme. Il portait un costume noir, presque à son habitude. Ernest avait des traits plus juvéniles soutenus par ces cheveux bruns ébourifés et ses yeux pétillants bleus qu'il tenait de sa mère, reflètant dans son costume blanc.


Brigand 1 : Bien, le sénateur est dans le premier wagon, alors toi tu t'occuperas de calmer les passagers du dernier wagon et toi le suivant. Si vous pouviez récolter quelques bijoux au passage, ça nous aiderait. Hahaha!
Brigand 2
: Est-ce que c'est vraiment bien de faire ça maintenant? Je veux dire, les gens sont encore sous le choc de la dernière guerre et...
Brigand
1 : Eh, le bleu, si t'as peur, tu peux toujours sauter. Allez, on y va!


Ernest : Qu'est-ce que tu écris?
Auguste : Un journal, pour ne pas oublier tout ce que l'ont vit.
Ernest : Toujours aussi ordonné...


Les voleurs pénètrent dans le wagonse trouvent les frères Bel, qui restent calmes malgré la panique qui règnent.


Brigand : Que personne ne bouge! Vous allez nous donner tous vos objets de valeurs, bijoux et portefeuilles ou on vous tue!


Les passagers s'éxécutent de peur et offrent tout ce qu'ils ont aux voleurs qui les menaçent de leurs armes. Le pillage avait disparu depuis la guerre, les gens étaient déjà trop affaiblis par ce qu'ils ont vus, même les plus endurcis n'osaient pas sortir de chez eux.
A
ucun ne résiste sauf bien sûr les deux frères.


Brigand : Vous avez entendu ce que j'ai dit?

Auguste : Ernest, je crois que cet homme essaye de jouer.

Brigand : Je ne joue pas! Et donnez-moi cette montre!

Ernest : Hors de question!

Brigand : Je ne plaisante pas gamin...

Auguste : Donne-lui.
E
rnest : Non! C'est papa qui me la offerte!
Auguste : Fais pas l'enfant gâté! On la récupèrera.

Brigand : Comment ça?


Auguste lance une fiole à terre qui explose et lâche un gaz d'une couleur mauve, déclenchant une crise de fou rire chez le brigand. Ernest récupère le sac de toile qui a servit à récolter les bijoux et les rend aux passagers pendant qu'Auguste se dirige silencieusement vers la tête de train. Plus il approchait, plus il entendait les coups de feu, ce qui avait le don de le paniquer. Quand il pénètre enfin dans le premier wagon, ce qu'il découvre là, il ne l'oubliera pas.
Un ma
ssacre.
Le
sénateur... sa famille... ses gardes du corps... tous morts.
Il ne res
tait plus personne de vivant dans ce wagon, il ne restait que le conducteur dans le train et Auguste se dépêche de le rejoindre.


Auguste : Stop!

Brigand : Tiens! Un rejeton...

Conducteur : Je vous en prie! Vous avez fait assez de morts comme ça...


Le brigand n'hésite pas à tirer sur le conducteur et lorsqu'il s'aprête à tuer Auguste aussi, ce dernier lance une autre fiole à la figure de celui-ci.


Brigand : Je suis chef de rébellion, Lucas, n'oublie pas ce nom!


L'homme au visage brûlé par l'acide saute du train, laissant les commandes au pauvre Auguste qui semble bien se débrouiller malgré tout et arrive à ramener l'engin jusqu'à la gare.


Ernest : Eh bien nous y voilà!
Augu
ste : Avec tout ça, je pensais que Rose serait venue nous accueillir.
E
rnest : Elle doit être comme nous, le coeur qui bat.
Auguste
: Partons avant que ces agents nous criblent de questions.
E
rnest : D'accord.


Nous allons la revoir enfin... Après quatre ans d'absence, elle nous demande de revenir. Le plus grand bonheur fut été que l'invitation provienne d'elle... Rose...
1.ROSES

# Posté le lundi 24 décembre 2007 09:05

Modifié le mercredi 26 décembre 2007 05:45

2.ROSES

2.ROSES
17 AOÛT 1935
PARIS


Rose Susano, 16 ans...

Rose s'agitait derrière la porte, elle savait que les frères Bel arrivaient aujourd'hui et elle était impatiente de les voir. Elle faisait les cent pas puis s'arrêta net en entendant la fameuse sonnette qui résonne dans tout le manoir.
Elle se
précipite à la porte, ne laissant pas ce plaisir de l'ouvrir à son majordome qui lui sourit de manière si tendre.


Ros
e : Mes amis, je suis si heureuse de vous revoir! Ne restez pas sur le pas de la porte, entrez, Norbert va vous servir du thé et des petits gâteaux!
Nor
bert : Bien mademoiselle.
Roger : C
e sont les frères Bel, je ne les reconnait pas, ils ont tellement grandis.
E
rnest : Monsieur Susano.
R
ose : Asseyez-vous, racontez-moi votre séjour à Lyon, comment était-ce?

Auguste était muet face à la ravissante Rose qui avait embellie depuis ces quatre dernières années et aussi encore sous le choc de ce qu'il s'est passé dans le train.
Ro
se avait les cheveux couleur châtain bouclés et des yeux d'un vert pétillant qui attirait forcément tous les regards. Elle portait aussi une merveilleuse robe d'un rose pâle à tissu et dentelle, que personne d'autre ne pourrait aussi bien porter qu'elle.


Ro
se : Oh, pardonnez-moi, je vous ennuie alors que vous devez sûrement être fatigués. Je suis confuse.
Augu
ste : Non, ça ne fait rien.
R
ose : Je suis navrée, je vous écoute.
Ernest : C'est une ville très grande et très magnifique mais elle n'est pas aussi belle que Paris. En réalité, pas aussi belle que toi.

Rose che un petit rire étouffé.

R
ose : Merci Ernest. Quand nous étions petits, vous vouliez toujours vous battre pour savoir lequel des deux m'épouserais plus tard.
Au
guste : ...
Rog
er : Alors, vous êtes devenus physiciens?
E
rnest : Exact et...
A
uguste : Nous avons beaucoup travail pour obtenir nos brevets, mais nous avons tout de même réussi.
Roger : Tant que vous ne vous servez pas de vos connaissances pour créer des armes... C'est le pire des fléaux.
Ros
e : Père, tu pourrais leur montrer leur laboratoire.
Ernest : Notre laboratoire?
Rose :
Je ne finance pas seulement vos recherches. Et comme ça, vous resterez plus longtemps auprès de nous.
A
uguste : Merci infiniement.
Ros
e : Je vous en prie.

Roger, le père de Rose, conduit les frères Bel dans des grands couloirs interminables et joliement ornés puis les mène à une sorte de serre qui donne sur le magnifique jardin.

Roger : C'e
st mieux qu'un vieux sous-sol poussièreux, non?
Ern
est : Vraiment? C'est pour nous?
Rose : J'espè
re que vous ferez du bon travail mais je n'en doute pas, vous êtes si intelligents.
Roger : Bie
n, je vous laisse, j'ai du travail qui m'attend.
Auguste :
Merci pour tout.
R
ose : Je vais devoir vous laisser aussi.
Ernest : C'est un
plaisir de te revoir Rose.
Rose : Le
plaisir est partagé.
Ernest : ... Pour
quoi tu ne leur as pas dit que nous étions alchimistes?
Au
guste : Beaucoup de monde nous aurait traité d'hérétiques ou de fous. Je suis certain que Rose ne le penserait pas, mais nous devons prendre nos précautions.
Ernest : Si tu
le dis...

Ils commencent à étaler leurs livres et leur matériel sans plus attendre pour se mettre au travail.

Au
guste : Ernest, quelles sont les principales règles de l'alchimie?
Ernest : O
ra. Lege lege lege relege. Labora et invenies.
Auguste :
Ecoute. Lis lis lis relis. Travaille et cherches.
Ernest :
Auguste... On peut faire quelque chose pour Rose?
August
e : ...

Roger : J'e
spère que vous avez faim, notre Norbert nous a préparé un véritable festin.

Auguste et Ernest offrent chacun une rose violacée à Rose, qui les prend délicatement avec des yeux larmoyants.

R
ose : Merci, elles sont vraiment magnifiques. Comment avez-vous fait ça?
Erne
st : C'est de la magie.
Rose : Merci.
Merci beaucoup.
Aug
uste : C'est nous qui devons te remercier pour nous avoir permi d'étudier ici.
Roger : Allez, ma
ngeons.

Dans une caserne de la ville...

Funay : Avez-vou
s découvert la cachette de ces rebelles?
Soldat : Oui, en
fait, il y en a cinq dans la ville.
Fu
nay : Bien, vous allez laner un assaut sur chacune et arrêtez le plus de rebelles.
Soldat : Maj
or...
Funay : Qu'y a
-t-il?
Soldat : Un
train a été attaqué, le sénateur était à l'intérieur.
Fun
ay : Comment va-t-il?
Soldat : Il est m
ort, major.
Funay :
C'est pas vrai!! Avez-vous interrogés les passagers sur ce qu'il s'est passé?
Soldat : Oui, nou
s les avons tous interrogés mais deux qui étaient sur la liste manquaient à l'appel. Auguste et Ernest Bel.
Funay :
Bel? Je connais ce nom... Trouvez-moi leur adresse.
Sold
at : Je m'y met, major!
Funay : Les de
ux plus jeunes hommes promus physiciens étaient dans le train...

Le major Funay était aussi jeune pour son grade mais respecté de ses hommes. Le fait qu'il soit contre la guerre fait de lui quelqu'un de plus respectable encore, il se range toujours du côté du peuple mais n'hésite pas à aller sur le front s'il le faut. Ce qu'il redoute le plus arrivera bientôt...

# Posté le mardi 25 décembre 2007 04:01

Modifié le mercredi 26 décembre 2007 05:41

3.ROSES

3.ROSES
1er SEPTEMBRE 1935

Major Funay, 24 ans...

Auguste et Ernest sont à la poursuite d'un homme qui fuit à travers les ruelles froides et vides de Paris.
Ils lui tendent un piège en essayant de le mener là où ils le souhaitent puis l'homme tombe dans un cul-de-sac. Auguste l'attrape par le col et le plaque violemment contre le mur.


Auguste : Tu as parlé de Table d'Emeraude! Où as-tu entendu ce nom!?
Furie : Eh, doucement gamin, je voulais pas te vexer.
Auguste : Répond à ma question!
Ernest : La Table d'Emeraude... On dit que le texte contenait les arcanes d'un savoir immense aussi ancien que le monde. Toute la connaissance y est enfermée.
Furie : Peut-être.
Auguste : Comment tu es au courant pour ça?
Furie : Un type au bar en parlait. Et comme je suis intéressé par l'or, je me suis dit que seuls des alchimistes pouvaient m'aider à réaliser mon rêve. Avec la Table d'Emeraude, vous devriez pouvoir le faire, non?
Auguste : Transmuter du plomb en or est impossible! Même pour le meilleur des alchimistes!
Furie : Peut-être certains ont-ils déjà réussi...
Auguste : Qui es-tu?
Furie : Albert Furie, et comme je te l'ai dit, la seule chose qui m'intéresse, c'est l'or.
Ernest : Peut-être que certains arrivent à changer le plomb en or, au moins en apparence, mais au fond, c'est toujours du plomb.
Furie : Tu es intelligent petit.
Auguste : Donne-moi le nom de ce type.
Furie : Encore une chose, il recherche une pierre aussi, appelée Pierre Philosophale je crois. Il s'appelle Lucas.
Auguste : Lucas...
Ernest : Tu le connais? Cet homme était dans le train...
Auguste : Oui...

Marianne : Ma chère enfant!
Rose : Mère, vous êtes enfin rentrée! Comment était votre voyage?
Marianne : Je suis épuisée.
Rose : Mère, Auguste et Ernest sont revenus, ils séjournent ici.
Marianne : Vraiment? Où sont-ils? Je veux les voir.
Funay : Madame Susano, excusez-moi de vous déranger.
Marianne : Vous êtes de l'armée? Que voulez-vous?
Funay : Je suis le major Funay et moi aussi je souhaiterais voir les frères Bel.
Rose : Ils ne sont pas ici pour le moment. Ont-ils fait quelque chose de mal?
Funay : J'espère que non. Le train par lequel ils sont arrivés s'est fait attaquer et le sénateur qui s'y trouvait à été assassiné. Seuls deux passagers manquaient à l'appel.
Rose : Pourtant, ils n'ont rien dit à ce propos. Cela fait déjà plusieurs jours qu'ils sont ici.
Funay : Je ne veux pas les accuser, mais de véritables criminels ne ressentent rien lorsqu'ils tuent et peuvent continuer à vivre tranquillement leur vie. Qui plus est, ils ne sont pas restés à la gare, ils ont fuient.
Rose : Non, ils n'auraient jamais..!
Funay : Je suis navré, pardonnez-moi, je vais continuer mes recherches. S'ils n'ont pas tué le sénateur, ils pourront sûrement me dire qui l'a fait. Mesdames.
Marianne : Au revoir, major.

Rose se réfugie dans sa chambre pour méditer sur le sort des Bel, ne sachant plus vraiment quoi penser de ces deux jeunes hommes qu'elle affectionne particulièrement.
Ils ne rentreront pas avant la soirée pour le dîner. Rose les rejoint à table et leur parle d'un ton froid, commençant à croire ce qu'à dit le major.


Rose : Bonsoir.
Ernest : Euh, bonsoir... Est-ce que ça va Rose?
Rose : Très bien.
Marianne : Oh, ils sont là!
Ernest : Madame Susano!
Marianne : Tu dois être le petit Ernest, tu as tellement grandi! Oh ce charmant Auguste, toujours aussi bel homme.
Auguste : Merci...

Après le repas, Ernest et Auguste retournent au laboratoire et vaquent à leurs occupations. Ni Rose ni Marianne ne leur a dit que l'armée les recherchait, Rose voulait voir comment ils se défendraient face à des accusations et ils ne devaient pas prendre la fuite, sans quoi, le major aurait eut raison.
Elle qui a grandit avec eux commence à douter.
Auguste était plongé dans un livre et ne se rendait pas compte de ce qu'il se passait tout autour.
Ernest, lui, était plutôt distrait, il aperçevait des ombres dans le jardin et sortit voir.
Il fit le tour mais ne vit rien puis entend un bruit de fond du genre : "maintenant!" et voit débarquer des soldats qui lui sautent dessus, le plaque à terre, l'immobilisant. Puis le jeune major se présente face à lui, ses cheveux blonds et ses yeux bleus le rendant encore plus jeune.


Funay : Désolé d'être aussi primitif, mais j'ai des questions à vous poser.
Ernest : Auguste...

Auguste avait l'air concentré sur sa lecture, mais en réalité, il voyait tout ce qu'il se passait autour de lui. Un soldat qui pensait entrer discrètement devient la cible du jeune alchimiste. Ce dernier lui lance son livre à la figure et se planque derrière son étal, une fiole dans chaque main.

Auguste : La transmutation de la matière se fait d'abord par la transmutation de l'esprit. Voyons si tu es un bon catalyseur!

Il mélange les deux solutions et s'apprête à les lancer sur le soldat, quand Ernest l'arrête, menotté de haut en bas.

Ernest : Stop!
Auguste : ...
Funay : Bien, j'admire votre coopération...
Ernest : Il veut juste nous poser des questions sur ce qu'il s'est passé dans le train.
Auguste : Je vous écoute et je répondrais à toutes vos questions si vous relâchez mon frère.
Funay : Tu commences à négocier avec des soldats, gamin, tu as du cran...

Auguste à écrit dans son journal : "Les acteurs majeurs de notre société aujourd'hui : des soldats empotés et des majors en couche culotte".
Pour se rappeler dans cinquante ans qu'il avait quand même de l'humour, écrire ce genre de chose alors que des soldats tentent de l'interroger...

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 04:09

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 04:28

4.ROSES

4.ROSES

Auguste et Ernest sont emmenés au poste où ils sont interrogés. La pièce était plutôt sommaire mais assez confortable pour y passer des heures à répondre à des questions.

Funay : Bel..
. Bel comme Louis Bel?
Ernest
: Oui, c'est notre père.
August
e : Même si j'aurais préféré un Albert Einstein à ce fainéant.
Ernest : Ne dis pas ça August
e! Nous avons étudié avec lui à Lyon où nous avons eut nos diplômes.
Funay : Aussi jeunes, f
élicitations. Bien et donc au retour, vous avez croisé le sénateur dans ce train?
Auguste :
Non, c'était la première et dernière fois que je le voyais et il était mort.
Funay : Qui a f
ait ça? L'un de vous deux?
Augu
ste : Ernest était dans un autre wagon, il a arrêté un pillard.
Funay : Que nous avons retro
uvé ligoté au fond du train. Plus sérieusement, racontez-moi ce qu'il s'est passé.

Auguste et Ernest racontent en détail l'épisode du train, lui parlant des pillards, de cet homme nommé Lucas et de ce qu'ils ont fait. Funay n'arrivait pas entièrement à les croire mais il n'avait pas le choix, ils étaient sa seule piste et ce n'était que de gamins à ses yeux. Bien qu'ils soient diplômés et doués dans leur domaine.
De retour a
u manoir, Rose les attendait, elle venait de recevoir un appel du major, qui confirma leur innocence.


Rose : Je suis désol
ée.
Ernest : Pourquoi t'excuser
Rose?
Rose : J'ai cru qu'il d
isait vrai. Que vous étiez vraiment des assassins.
Auguste : C
a ne fait rien, c'est le don des soldats manipuler les gens. On ne t'en veux pas.
Rose : Vra
iment?
Auguste : Comment t'en
vouloir?
Rose : Pourquoi ne pas
m'avoir dit ce qu'il s'était passé?
Ernest : Tu dois pouvoir
nous comprendre, on avait peur. Pour nous et pour toi.
August
e : Mais au fait, ce gars, Furie, il a dit que Lucas était à la recherche de la Pierre Philosophale.
Ernest : Et il a vague
ment parlé de la Table d'Emeraude.
Auguste : C'est un alchimi
ste!
Rose : Attendez une minute
! Pourquoi parlez-vous d'alchimie?
Ernest : Euh...
Auguste :
Nous ne sommes pas seulement physiciens mais aussi alchimistes.
Rose : Pourquoi ne pas l'avo
ir dit plus tôt!

Rose entraine les deux garçons dans une pièce qu'elle seule peut ouvrir, sa "bibliothèque secrète" comme elle l'a toujours appelés.

Ro
se : Je suis friante de ce genre de science, entre l'art et la philosophie. Vous pouvez les consulter comme il vous plaira.
Ernest : Tu nous étonneras tou
jours.
Rose : Mes amis, mon pèr
e tient également à organiser un bal pour mon anniversaire, et je serais ravie que vous m'offriez une valse tous les deux.
Auguste : Quelle élégante faço
n de nous inviter.
Ernest : Nou
s avons manqué les quatre derniers, nous seront là, bien entendu.
Rose : Ne vous en faites p
as, vos lettres ont comblées votre absence.
Ernest : Ca fait
plaisir à entendre. On avait peur que tu n'ais plus envie de nous revoir après avoir disparus comme ça.
Rose : Mais au fait
, dites-moi pourquoi étudiez-vous l'alchimie?
Auguste : Eh bi
en c'est notre père qui nous a donner goût à la manipulation de matière et la recherche philosophique. On voudrais tenter plusieurs choses qui ne restent que des domaines.
Ernest : Com
me récupérer la Table d'Emeraude, créer la Pierre Philosophale ou réaliser une potion d'immortalité.
Auguste : Quelque chos
e d'invraisemblable pour pouvoir se faire un nom.
Rose : Vous
êtes déjà chers à mon coeur, inutile d'en faire plus.

Rose se met à tousser gravement et sèchement jusqu'à cracher du sang, ce qui inquiète grandement les frères Bel.

Auguste : Est-
ce que ça va?
Rose : Oui, j'ai
dû attraper froid. Veuillez m'excuser, je vais m'allonger un peu. Je vous confie cette clef, elle est à vous.
Ernest : Rose
... Auguste , elle va vraiment mal.
Auguste : Je sais...

Le major Funay et ses hommes fouillent le bar où Furie avait croisé Lucas mais ne trouve aucun indice à part des traces de bagarre. Ils continuent de fouiller au périmètre la ville, pensant qu'il s'y terre toujours. La solution est ici, tout près...
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# Posté le jeudi 27 décembre 2007 04:20

Modifié le lundi 31 décembre 2007 05:31