C'était elle... Elle et personne d'autre. La fille qui nous souriait toujours. Celle qui nous a aimé sans concession ni jalousie. C'est pour elle que nous allons si loin... Rose...
Auguste : Ernest!
Ernest : Hein?
Auguste : Tu dormais?
Ernest : Ce trajet m'épuise...
Auguste : Ce train est pourtant bien rapide, nous devrions bientôt arriver.
Ernest : Je l'espère, je suis si impatient de revoir Rose.
Auguste, l'ainé, a les cheveux noirs descendants jusqu'aux oreilles et les yeux aussi sombre, ce qui lui donnait un certain charme. Il portait un costume noir, presque à son habitude. Ernest avait des traits plus juvéniles soutenus par ces cheveux bruns ébourifés et ses yeux pétillants bleus qu'il tenait de sa mère, reflètant dans son costume blanc.
Brigand 1 : Bien, le sénateur est dans le premier wagon, alors toi tu t'occuperas de calmer les passagers du dernier wagon et toi le suivant. Si vous pouviez récolter quelques bijoux au passage, ça nous aiderait. Hahaha!
Brigand 2 : Est-ce que c'est vraiment bien de faire ça maintenant? Je veux dire, les gens sont encore sous le choc de la dernière guerre et...
Brigand 1 : Eh, le bleu, si t'as peur, tu peux toujours sauter. Allez, on y va!
Ernest : Qu'est-ce que tu écris?
Auguste : Un journal, pour ne pas oublier tout ce que l'ont vit.
Ernest : Toujours aussi ordonné...
Les voleurs pénètrent dans le wagon où se trouvent les frères Bel, qui restent calmes malgré la panique qui règnent.
Brigand : Que personne ne bouge! Vous allez nous donner tous vos objets de valeurs, bijoux et portefeuilles ou on vous tue!
Les passagers s'éxécutent de peur et offrent tout ce qu'ils ont aux voleurs qui les menaçent de leurs armes. Le pillage avait disparu depuis la guerre, les gens étaient déjà trop affaiblis par ce qu'ils ont vus, même les plus endurcis n'osaient pas sortir de chez eux.
Aucun ne résiste sauf bien sûr les deux frères.
Brigand : Vous avez entendu ce que j'ai dit?
Auguste : Ernest, je crois que cet homme essaye de jouer.
Brigand : Je ne joue pas! Et donnez-moi cette montre!
Ernest : Hors de question!
Brigand : Je ne plaisante pas gamin...
Auguste : Donne-lui.
Ernest : Non! C'est papa qui me la offerte!
Auguste : Fais pas l'enfant gâté! On la récupèrera.
Brigand : Comment ça?
Auguste lance une fiole à terre qui explose et lâche un gaz d'une couleur mauve, déclenchant une crise de fou rire chez le brigand. Ernest récupère le sac de toile qui a servit à récolter les bijoux et les rend aux passagers pendant qu'Auguste se dirige silencieusement vers la tête de train. Plus il approchait, plus il entendait les coups de feu, ce qui avait le don de le paniquer. Quand il pénètre enfin dans le premier wagon, ce qu'il découvre là, il ne l'oubliera pas.
Un massacre.
Le sénateur... sa famille... ses gardes du corps... tous morts.
Il ne restait plus personne de vivant dans ce wagon, il ne restait que le conducteur dans le train et Auguste se dépêche de le rejoindre.
Auguste : Stop!
Brigand : Tiens! Un rejeton...
Conducteur : Je vous en prie! Vous avez fait assez de morts comme ça...
Le brigand n'hésite pas à tirer sur le conducteur et lorsqu'il s'aprête à tuer Auguste aussi, ce dernier lance une autre fiole à la figure de celui-ci.
Brigand : Je suis chef de rébellion, Lucas, n'oublie pas ce nom!
L'homme au visage brûlé par l'acide saute du train, laissant les commandes au pauvre Auguste qui semble bien se débrouiller malgré tout et arrive à ramener l'engin jusqu'à la gare.
Ernest : Eh bien nous y voilà!
Auguste : Avec tout ça, je pensais que Rose serait venue nous accueillir.
Ernest : Elle doit être comme nous, le coeur qui bat.
Auguste : Partons avant que ces agents nous criblent de questions.
Ernest : D'accord.
Nous allons la revoir enfin... Après quatre ans d'absence, elle nous demande de revenir. Le plus grand bonheur fut été que l'invitation provienne d'elle... Rose...