5.ROSES

5.ROSES
3 SEPTEMBRE 1935

Albert Furie, 21 ans...

Le hall se remplissait au fur et à mesure que les minutes passaient et Rose était magnifique dans sa longue robe bien qu'elle soit noire.
Elle regardait de tous les côtés mais aucun des deux f
rères n'arrivait. Elle finit par aller en direction de leur laboratoire pour les chercher mais un homme lui bloque le chemin.


Albert : Pardonnez-moi, ma jeune demoiselle, vous êtes si jolie dans cette robe que j'ai voulu m'arrêter pour vous admirer.
Rose
: Je vous remercie mais je n'ai pas le temps...
Albert : Pourt
ant c'est bien votre soirée.
Rose : Excusez-moi...
Albert : Je s
erais donc ravi que vous m'accordiez une danse.
Rose : Je...
Alb
ert : Ne refusez pas.

Ernest : Auguste, dépêche-toi sinon Rose
sera fâchée.
Auguste : Je sais mais si je ne marque pas les der
niers résultats, il faudra tout recommencer.
Ernest : On aura d'
autres occasions de nous y remettre plus sérieusement.
Auguste :
Non, Ernest, si nous pouvons fabriquer cet elixir, nous pourrons peut-être sauver Rose.
Ernest : Mais la sauver de quoi? Elle
est juste un peu malade, elle va guérir.
Auguste : Tu ne compren
d pas...
Ernest : Si, je tiens énormément à elle, tu ne sais pas
à quel point.
Auguste : Moi aussi!!... Ernest... On doit essaye
r.
Ernest : Maintenant?

Albert : Je ne me doutais pas que vous
saviez si bien danser, j'en suis honoré.
Rose : Je peux savoir
qui vous êtes?
Albert : Je me nomme Albert Furie, c'est votre pè
re qui m'a invité.
Rose : En effet, on dit que les écrivains son
t un peu hors du temps et vivent dans leur monde, j'imagine donc que leurs relations sont toutes aussi étranges.
Albert : Vous
avez une façon de parler de votre père...
Rose : Et je suppose q
ue vous n'êtes pas écrivain vous même.
Albert : En effet... J'ai
été rédacteur d'un grand journal puis poète à mes heures, mais ce qui m'attire vraiment le plus... c'est l'orfèvrerie.
Rose :
Ah, un homme brillant donc.
Albert : Feriez-vous de mauvais jeux
de mots?
Rose : Non... Je suis navrée d'interrompre cette danse
, mais je m'inquiète pour mes amis.

A ce moment même, une explosion provenant du laboratoire secoue la salle et effraie les invités.
Rose se précipite sans attendre vers les frères Bel, les
trouvant étendus à terre, inanimes, le laboratoire commençant à prendre feu.


Rose : Ernest! Ernest, réveille-toi!... Auguste!!

Roger : Que c'est-il passé?
Rose : Je ne sais pas, aide-moi!
Al
bert : Emportez-les à l'extérieur, ils ont besoin d'air. Je m'occupe d'éteindre ce feu.

Albert retire sa vest et commence à fouetter les flammes pour les éteindre pendant que Roger, avec l'aide d'un autre homme, transporte les deux frères dans le jardin.

Rose : Ils reprennent conscience.
Roger : Est-ce que ça va?
Au
guste : Ernest..?
Rose : Il est à côté, il va bien.
Albert : Vou
s avez eut une sacrée chance! Un peu plus et vous auriez fini carbonisés. Ca aurait été triste de peiner cette jeune fille.
Aug
uste : Toi...
Albert : Faut croire qu'on est voués à se croiser.

Ernest : Je t'avais dit de pas faire ça maintenant, frérot...
A
uguste : Désolé.
Rose : Qu'est-ce que vous avez tenté encore!?
Auguste : Pardon.

Ernest sort une rose violacée de nulle part et l'offre à Rose.

Ernest : On est vraiment navrés.
Rose : Quoi?
Vous êtes magiciens aussi! Idiots!! Vous mettez vos vies en danger avec cette alchimie!!
Auguste : Rose...
Albert : Vous devri
ez la laisser seule je pense.
Auguste : Dites-nous, monsieur Sus
ano... est-ce que Rose est vraiment malade?
Roger : ... Malheure
usement oui, ma petite Rose est condamnée.
Ernest : On doit réus
sir Auguste. Tu as raison, maintenant rien ne compte plus que Rose.
Roger : Pensez-vous qu'il existe un quelconque remède capab
le de la guérir.
Ernest : Nous allons essayer.
Auguste : Si la m
édecine ne peut rien faire, la science trouvera.
Albert : Si je
retrouve cet homme qui parlait de la Pierre Philosophale, vous croyez que ça vous aiderait.
Auguste : Fait ce que tu veux, on a
du boulot.

"Rose, ce soir-là nous avons fait une erreur mais il y a bien une chose que nous pensions et que nous n'avons pas pu te dire tous les deux mais... tu étais vraiment magnifique..."

# Posté le lundi 31 décembre 2007 05:32

Modifié le mardi 01 janvier 2008 11:54

6.ROSES

6.ROSES
26 DECEMBRE 1935

Lucas Kosask, 32 ans...

Lucas : Tu es sûr?
Barman : Ouai
s, mais la rumeur dit qu'un assassin court la ville, il s'attaquerait à des scientifiques. Je ne vois pas ce qu'ils font de si mal pour être tués. Faites attention à vous.
Lucas : Oui, pas d
e problème... Ce tueur...

Funa
y : Fouillez les rues et les bâtiments! Il ne doit pas s'échapper!!
Soldat : Major, il a encore
fait une victime.
Funay : Et il
tue sous notre nez en plus... Chopez-le!
Soldat : C'est à dire
que...
Funay : Quoi?
Soldat : I
l s'agit de l'un de nos hommes.
Funay : Soldat ou citoyen, il n
e fait pas la différence, raison de plus pour l'arrêter.
Soldat
: Bien, major.

La neige commençait à tomber, ce qui rendait les scènes de crimes encore plus intriguantes. Funay et ses hommes arrivaient toujours après Lucas et c'était un massacre à chaque fois.
Il ne faisait aucune di
stinction entre adulte et enfant, homme et femme, il tuait tous ceux qu'il pensait être trop près de son secret.


Funay : Avoi
r affaire à sociopathe à un moment pareil...

Des tirs ont lieu juste dans la ruelle d'à côté ce qui attire l'attention du major et ses hommes.

Soldat : Majo
r! Nous l'avons eut...
Funay : V
ous êtes sûr que c'est bien...

Lucas, qui avait la poitrine criblée de balles et le sang dégoulinant sous son corps, se relève avec difficulté tel un zombie puis réussit à se mettre debout sous les yeux plus qu'étonnés des soldats.

Lucas : Ca fait mal
.
Soldat : Comment est-ce qu'il
a..? Major?
Funay : C'est impos
sible...
Lucas : Major, je vais
vous laisser un petit cadeau.

Funay le voit presque se téléporter vers lui et n'a pas le temps de l'éviter. Lucas qui passe à côté de lui, lui arrache le bras gauche par on ne sait quel moyen et disparait.

Soldat : Majo
r!!
Funay : Rattrapez-le! Ne le
laissez pas s'échapper!!

Funay s'écroule après avoir perdu beaucoup de sang et tous les soldats poursuivant Lucas se font tués un par un. Lucas ne laisse derrière lui qu'une trainée de sang et des corps inertes sous les yeux cadavérique du major en colère et inapte à le poursuivre.
L'ambulance ne va pas tarder à arriver pour l'emmener aux urgences et malgré leurs recherches incessantes, ils ne retrouveront jamais son bras. Les derniers soldats qu'il lui reste sont si rares qu'ils peuvent tous entrer dans sa chambre.


Funay : Ecout
ez, cette affaire est devenue trop dangereuse mais nous devons protèger la ville de ce monstre. Si vous avez une famille à qui vous tenez, je vous congédie, restez auprès d'elle et protègez-la. Si voulez arrêter cet homme, faites-le mais je ne vous demande pas de mettre votre vie en danger.
Soldat : Nous croyons en
vous major. Nous vous aiderons par tous les moyens possibles!
Funay : ...

"Un soldat est venu me parler de l'état du major Funay et de ce qu'il s'était passé en ville. Les témoins manquaient car ils se faisaient tous massacrer. Ce qui est sûr, et c'est ce que m'a dit ce soldat, c'est que le major Funay est plus qu'un simple supérieur avec ses hommes. Ils m'ont dit selon eux, qu'il aurait versé une larme face à l'adversité et à la fidèlité de ses hommes..."

Rose : Pou
rquoi je ne pourrais pas sortir!?
Ernest : Un dangereux criminel
rôde en ville, on ne veut pas qu'il t'arrive quelque chose.
Ro
se : Mais je ne pourrais pas rester enfermée ici. Et mes parents! Ma mère à une réunion avec le président et mon père une conférence. Est-ce que vous ne pouvez pas simplement venir avec moi quand je sors?
Auguste : C'est
difficile pour nous aussi.
Rose
: De toute façon vos recherches n'aboutiront à rien, n'essayez pas.
Ernest : Tu...
Rose : Garde
z le sourire!

"Sourire dans une telle situation... N'a-t-elle aucune notion du danger? Ou essaye-t-elle simplement de nous rassurer? Rose, tu es si parfaite. Savoir que tu dois mourir, c'est si dur..."

Lucas : Des alchi
mistes...

Lucas observait le manoir à l'extérieur de la propriété. Il savait qu'il pouvait entrer facilement et tuer tous ceux qui le gêneraient, mais il avait autre chose en tête. Ce qu'il convoitait, c'était la Pierre Philosophale. Ce qu'il recherchait réellement, nul ne le sait...

# Posté le mardi 01 janvier 2008 11:56

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 05:24

7.ROSES

7.ROSES
31 DECEMBRE 1935

Ernest rejoint en toute hâte et avec grande peur la chambre de Rose qui a demandé à le voir. Il avait surtout peur de la voir dans un piteux état, elle était malade, et lui et son frère n'arrangeaient pas les choses, ils lui causaient beaucoup de peine.

Ernest : Rose?
Rose : Vous pouvez entrer.
Ernest : Auguste n'est pas avec moi.
Rose : Oh...
Ernest : Il avait des choses à terminer.
Rose : Je vois... Je pense que ça va faciliter les choses.
Ernest : Quelles choses? Tu vas bien Rose?
Rose : Ernest...

Norbert : Monsieur a du courrier.
Auguste : Je vous remercie Norbert.

Quand Auguste ouvre son enveloppe, il est prit de panique. Ce qu'il y trouve est le genre de chose que l'on envoit pas par la poste et encore moins qui se révèle.

Auguste : Qui! Qui a posté ça!?
Norbert : La boîte aux lettres monsieur.
Auguste : Aaahh!!
Ernest : Qu'est-ce qu'il y a?
Auguste : Ernest! Faut que tu vois ça!
Ernest : Hm... C'est quoi?
Auguste : Des feuillets du Mutus Liber!
Ernest : Le Livre Muet.
Auguste : Ora. Lege Lege Lege... Ca provient de ce livre, serait-ce papa? Il aurait laissé une trace...
Ernest : Je sais pas...
Auguste : Est-ce que tu vas bien?
Ernest : Rose... Elle m'a embrassé.
Auguste : Quoi?!
Ernest : ... Waouh...
Auguste : Bon, euh, ahem!
Roger : Les garçons, venez! Il est l'heure des feux d'artifices!
Ernest : Alors c'est ça que tu préparais?
Auguste : Admire.

"Je savais que Rose nous aimait bien mais je ne pensais pas qu'elle aurait préféré l'un des deux. Je ne suis pas jaloux, j'ai juste... un peu de mal à m'y faire. Enfin, ça ne durera pas."

Roger : Voilà qu'une nouvelle année se termine.
Marianne : J'espère que la prochaine sera encore meilleure.

Auguste lance les premières fusées puis jette un regard sur les deux amoureux qui ne se tenaient même pas la main, ils regardaient simplement le ciel s'éclairer avec des yeux émerveillés.

Rose : Auguste, c'était vraiment un beau feu d'artifice!
Auguste : Merci Rose.
Rose : Je veux en voir d'autres, même bien avant le prochain nouvel an. Tu me feras ce plaisir, hein?
Auguste : Evidemment. Rose, est-ce que tu aimes mon frère?
Rose : Oh, il t'a.. Je me sens honteuse.
Auguste : Non, y'a pas de mal.
Rose : Ce n'est pas ça, c'est juste que... mon coeur est partagé entre vous deux. Tu es si renfermé, je ne sais pas comment m'y prendre avec toi.
Auguste : Rose...

Rose lui vole un baiser et Ernest les regarde, non pas jaloux, mais avec une pointe d'humour et le sourire aux lèvres.

Roger : Bonne année!!
Rose : Bonne année!
Ernest : Que cette année soit sous le signe du bonheur.
Auguste : Et de la réussite.
Rose : Que cette année passe le plus lentement possible pour pouvoir profiter de ce bonheur.
Marianne : Allez, trinquons!

Plus tard dans la nuit, Auguste étudie les pages qu'il a reçu, trop obsédé pour pouvoir trouver le sommeil.
Il note absoluement toutes ses remarques et commentaires à propos des dessins. Il y arrive même à trouver une recette inclue en message subliminal.


Auguste : Un sacrifice... Pourquoi est-ce que l'alchimie tourne autour de la mort?
Ernest : Auguste?
Auguste : Oh, tu es là.
Ernest : Tu comptes passer ta nuit là-dessus?
Auguste : J'arriverais pas à dormir de toute manière et l'étude de ces tablettes va me prendre du temps donc si tu pouvais me donner un coup de main...
Ernest : Bien sûr!

"Le livre sans parole, dans lequel est toutefois présenté en figures hiéroglyphiques la totalité de la philosophie hermétique, sacrée pour Dieu miséricordieux et trois fois grand, s'adresse uniquement aux fils de l'art et le nom de son auteur est Altus.
Ecoute. Lis lis lis relis, travailles et cherches.
Ce sont les seuls mots inscrits dans ce livre..."
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# Posté le mercredi 02 janvier 2008 17:31

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 04:50

8.ROSES

8.ROSES

"L'état de Rose s'empire de jour en jour et l'elixir d'immortalité est loin d'être finalisé. Je n'ai trouvé aucun indice sur les dessins du Livre Muet, mais je pense savoir qui l'a envoyé. J'aimerais seulement qu'Ernest ne soit pas impliqué mais il est déjà trop tard..."

Auguste : Tu l'as vu? Où
est-il?
Ernest : A l'Elysée,
faut faire vite Auguste!
Funay
: Stop!
Auguste : Major...
F
unay : Je pense que vous ne voulez pas perdre un bras comme moi. Si l'armée ne peut rien contre lui, ce n'est pas des gamins qui vont y arriver.
Erne
st : Gamins!?

Ernest bouscule Funay et court après Lucas sans mesurer l'énorme risque qu'il encourt.

Auguste : Il fa
ut arrêter mon frère avant qu'il...
Funay : Et toi tu rester
ais là à attendre sa mort? Vas-y!
Auguste : Mais Lucas...
F
unay : Je te soutiendrais, alors vas-y.

Auguste court après son frère qu'il perd de vue une seule seconde, une seconde qui lui sera fatale.
Ernest c
roise le regard de Lucas, sans savoir tout de suite que c'est lui puis s'arrête net sans se retourner.


Ernest : Non..
.
Lucas : C'est à ce moment là
que n'importe quel humain sentirait sa mort arriver et prendrait la fuite. N'est-ce pas?

Ernest était muet, cloué par la peur que lui faisait dégager cet homme, ce tueur de sang-froid.

Ernest : Pourquoi vo
us tuez tous ce gens?
Lucas :
As-tu vu les feuillets?
Ernes
t : Alors c'était vous?
Lucas
: Pour créer la Pierre Philosophale, il faut un sacrifice humain. Un énorme sacrifice...
Ernest : C'est idiot!

Lucas le plaque contre le mur, le regardant avec ses yeux sombres et froids.

Lucas : C'est vous
les idiots, vous intéresser à l'achimie sans en faire le bon usage. Vous n'êtes que deux imbéciles et fanatiques qui créez des potions en espérant qu'elles vont vous donner l'immortalité. Inutile!
Ernest :
Mais c'est pas pour nous.
Luca
s : On ne fait rien pour les autres...
Auguste : Ernest!

Auguste lance une fiole à terre qui répand un gaz toxique pour éloigner Lucas puis voit son frère glisser le long du mur, le ventre ensanglanté.

Augu
ste : Non! Ernest! Reste éveillé, me laisse pas! Major, il faut m'aider!
Funay : Et comme
nt?

Funay prend le temps de plaisanter en montrant son bras manquant. Auguste maintiendra son frère en vie en lui faisant boire un prototype d'elixir qu'il avait préparé pour Rose. Si celui-ci marchait sur Ernest, il pourrait sauver Rose.

Funay : Je pense qu'il ne
mourra pas, vous avez des liens très forts qui vous unissent tous les deux, je n'ai jamais vu une telle fraternité.

"Il était étonné que deux frères s'entendent aussi bien... il n'était pas le seul. On s'est disputé le diplôme de physicien pour être tous les deux récompensés. On aime la même fille qui nous aime réciproquement tous les deux. Et ensuite? Quel sera notre prochain défi? Quel évènement fera qu'un jour nous nous séparerons?"

Ros
e : Comment va-t-il?
Auguste :
Mieux... C'est son anniversaire aujourd'hui et il a faillit mourir.
Rose : Je sais, je n
'ai pas oublié.

Rose dépose le cadeau d'Ernest sur la table de chevet avant de tousser gravement.

Auguste : Ca va?
Ro
se : Oui, arrêtez tous de vous inquièter dès que je toussote un peu!
Auguste : Rose, tu n
e fais pas que toussoter. Ca fait trop longtemps que tu es malade. Tu...
Rose : Je ne mou
rais pas aussi facilement. Tu as su garder ton frère en vie, tu feras pareil pour moi.
Au
guste : Bien sûr!

"Tous les matins, Ernest et moi on dépose une rose violacée devant la porte de la chambre de notre amie avant que les autres ne se fanent pour qu'elle en ait toujours en décoration.
Plus l
es jours passent et plus elle va mal, on le sait tous au manoir. Et moi j'écris de plus en plus pour ne pas manquer une seule seconde de cette vie qui s'apprête à disparaitre. Apparement, la potion a marché sur Ernest, je vais l'offrir à Rose à la prochaine occasion."

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 04:52

Modifié le dimanche 06 janvier 2008 20:00

9.ROSES

9.ROSES
5 MARS 1936

Louis Bel, 45 ans...

Ernest : Comment ça, fabriquer des armes!?
Funay : Vous
en avez les compétences, non?
Ernest : Mai
s on a autre chose à penser!
Fun
ay : Ah oui, le moyen de te faire tuer.
Ernest : Ca fait un mom
ent déjà...
Auguste : Un pro
blème?
Funay :
Votre droit civique devrait vous inciter à soutenir l'armée.
August
e : Droit civique?
Er
nest : Et pourquoi ne pas nous enrôler aussi? Une guerre approche, c'est ça?
Fun
ay : Je ne dirais pas ça...
August
e : Soyez francs avec nous, major, si vous voulez qu'on vous aide, vous devrez nous révéler les secrets de l'armée.
Funay : Tu en deman
de trop. Mais vu que vous êtes assez mûrs pour tenir tête à un major, je pense que vous pourrez aller au front.
Rose
: Alors il y a vraiment une guerre.
Ernest : Rose,
tu devrais...
Rose : Je vais bi
en.
E
rnest : Mais regarde-toi, tu es pâle!
Rose : Je me
sens assez forte pour marcher!
Auguste : Mais
arrête tes conneries! Tu sais très bien ce qu'il se passe! Ca devient trop difficile à gérer.
Ros
e : Auguste. Ernest. Vous ne me perdrez pas aussi facilement, je vous le promet. Je vous ai remit ma vie entre vos mains, je vous fais confiance.
Auguste : ...
Funay : Reconsidérez ma demande, vous ne ferez pas ça gratuitement.
Ernest : Comm
e si l'argent pouvait nous intéresser. Il oublie qu'on est alchimiste et qu'on peut avoir de l'or à profusion.
F
unay : Si seulement ça marchait comme ça...

Auguste et Ernest tentent de reprendre leurs recherches mais aucun d'eux n'arrive à se concentrer et repense à la proposition du major.


Auguste : Ernest, tu penses comme moi?
Erne
st : Il est hors de question qu'on travaille pour l'armée. Non mais franchement, il nous demande de fabriquer des armes et des bombes!
Auguste : Mais peut-être que travailler auprès de Rose nous fait reculer dans nos recherches.
E
rnest : Comment tu peux dire ça?
August
e : Je suis perdu, j'ai besoin de toi Ernest.
Ernest : Ne
t'inquiète pas frangin, je serais toujours là...
Augus
te : Dire que c'est le petit frère qui console le grand.
Ernest : Ironique, mais tu es là pour moi quand il faut alors je te dois bien ça.
A
uguste : Ernest, je crois que... je suis réellement amoureux de Rose.
Ernest : E
t tu crois que je l'ai pas déjà remarqué? Idiot...
Augus
te : Toi aussi, hein?
Erne
st : C'est difficile maintenant.
Auguste : Pourquoi ça?
Ernest : Rien, oublie.
Rose
: Ernest. Auguste. Vous devriez venir au salon.

En arrivant au salon, ils ont la surprise de découvrir leur père, buvant une tasse de thé avec Roger et Marianne.


Ernest : Papa?! Mais qu'est-ce que tu fais ? Et ton travail?
Louis : J'ai
été muté.
Auguste : Joyeuse nouv
elle... Excusez-moi, j'ai du boulot.
L
ouis : Toujours aussi content de te voir, fils!
Ernest : Laisse-le, il a ses problèmes.
Lou
is : Et pourquoi toi tu n'en as jamais?
Rose : Est-ce que vous restez ici monsieur Bel?
Louis :
Non, je dois très rapidement me mettre au travail. J'ai une offre spéciale de l'armée.
Ernest : L'
armée?
Loui
s : Je viendrais vous rendre visite et prendre des nouvelles de mes fils.
M
arianne : Vous êtes le bienvenu ici.
Louis
: Merci pour votre hospitalité. Prend soin de ton frère.
E
rnest : T'en fais pas pour ça...
Louis : Eh, ne sois pas triste, je reviendrais. Maintenant que je suis à Paris, on pourra se voir plus souvent.
Ernest : O
uais.
Roger :
Au revoir.
Ros
e : ... Tu as l'air si heureux de le voir alors que vous n'entretenez pas les mêmes relations qu'un père et son fils.
Er
nest : Je l'admire plus que je ne l'aime... Excuse-moi, je dois me remettre au travail.
Rose
: Bien.


Funay : Monsieur Bel, je suis honoré de vous avoir parmi nous.
Lou
is : Un homme ferait n'importe quoi pour conserver sa place.
Funay
: Vous baissez dans mon estime.
Lo
uis : Bah, vous êtes trop jeune et vous avez un poste, vous ne pouvez pas comprendre. Et d'ailleurs, comment avez fait pour être major aussi tôt?
Funay : C'est un secret que je ne peux pas révéler. Mêmes les meilleurs hommes de mon unité ne sont pas au courant.
Louis :
Je le devinerais bien... C'est ici mon bureau?
Funay : Pl
us semblable à une usine, j'espère que vous nous aiderez.
Louis : Je suis là
pour ça.
Funay : J'en suis ravi..
.
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# Posté le dimanche 06 janvier 2008 20:00

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 04:45