10.ROSES

12 MAI 1931
LYON


Auguste et Ernest Bel, 14 et 13 ans...

Auguste : Eh, pourquoi t'es triste comme ça?
Ernest : Rose me manque.
Auguste : On vient juste de la quitter! Oh, t'inquiète pas on la reverra bientôt, on part seulement quelques jours. Et puis on sera avec papa, alors souris.
Ernest : Oui.

Louis accueille ses fils à l'université où il étudie et donne quelques cours lorsqu'il en a l'occasion. Les frères sont plus admiratifs par la grandeur du bâtiment que par le monde qui y pulule.

Louis : Et voici mon bureau.
Auguste : C'est pas un bureau, c'est un laboratoire! Ernest! Regarde tout ce matériel!
Ernest : Ouah! C'est un véritable alambic!
Louis : Haha! Je vois bien de qui vous tenez!
Auguste : Donc, c'est ici que tu travailles...
Louis : Fils, il faut que je vous apprenne quelque chose. Ce sur quoi je travaille réellement...


Rose Susano, 12 ans...

Roger : Est-ce que ça va ma chérie?
Rose : Auguste, et Ernest...
Roger : Tu es triste parce qu'ils sont partis. Je te comprend.
Rose : Papa!!

Rose se réfugie dans les bras de son père en sanglotant. Roger voit la lettre sur le bureau de Rose et la lit tout en consolant sa fille.

Rose : Ils disent qu'ils vont rester plus longtemps que prévu!
Roger : Oh, je vois... Je suis désolé.
Rose : Pourquoi ils sont parti! Ils devaient revenir samedi! Pourquoi ils restent!!?
Roger : Rose, écoute-moi ma puce. Regarde, ils ont mis l'adresse, tu n'as qu'à leur écrire pour garder contact avec eux comme ça, vous ne vous oublierez pas.
Rose : C'est ce que je vais faire. Merci papa, je t'aime.
Roger : Moi aussi ma chérie...

Louis montre aux frères Bel quelques bribes d'alchimie pour qu'ils comprennent sur quoi il travaille vraiment mais il ne s'attendait pas à ce qu'ils se passionnent pour cette science. Il commence par leur enseigner les bases puis les secrets.

Louis : Ora. Lege lege lege relege. Labora et invenies.
Ernest : Qu'est-ce que ça veut dire? C'est du latin, non?
Louis : Ecoute. Lis lis lis et relis. Travailles et cherches. Ce texte est l'un des rares textes du Mutus Liber, mais vous n'êtes pas obligé de retenir ce nom. Ce sont les règles que vous devez garder en tête si vous voulez travailler correctement.
Auguste : Papa, et si on voulait devenir comme toi, qu'est-ce qu'on va devoir faire?
Ernest : Oui?
Louis : Des sacrifices. Beaucoup de sacrifices... Vous savez, quand vous êtes alchimistes, beaucoup de personnes s'intéressent à votre savoir. Je vais vous parler d'une chose que l'on appelle Table d'Emeraude, c'est très important, ne passez pas à côté. Il y a eut des tas de légendes derrière ce texte mais la vérité est la plus importante. Bien qu'il puisse concenter un savoir immense et une connaissance infinie, ne vous approchez pas de ce texte.
Auguste : Qu'est-ce qu'il se passera ensuite?
Louis : Vous voulez que je vous montre dans quel genre d'histoire vous pourrez tomber?
Auguste : Je veux savoir.
Louis : Ernest?
Ernest : O-Oui.
Louis : N'oubliez pas qu'à l'origine, cette science n'est que de la chimie...

Rose : "Auguste. Ernest.
Je vous écris parce que vous êtes chers à mon coeur et que vous me manquez déjà énormément.
Je ne sais pas pourquoi vous avez décidé de rester plus longtemps mais je vous en prie, ne me laissez pas sans nouvelles.
Je vous attendrais, vous pouvez le croire, alors ne tardez pas à revenir parmi nous.
Répondez à ma lettre, je vous en supplie, ne m'oubliez pas.
Amicalement Rose.
"
10.ROSES
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# Posté le jeudi 10 janvier 2008 04:54

Modifié le jeudi 10 janvier 2008 05:30

11.ROSES

11.ROSES
21 JUIN 1934

Auguste et Ernest Bel, 17 et 16 ans...

Auguste et Ernest travaillent dur pour préparer leur diplôme de physiciens. C'est leur père qui leur a conseillé d'obtenir ce diplôme en couverture des véritables expériences qu'ils pourraient faire en alchimie.

Ernest : J'y comprend rien.
Louis : Concentre-toi!
Ernest : Mais c'est trop difficile!
Auguste : Ernest, c'est pas grave si tu n'y arrive pas.
Louis : Ne luis dis pas ça toi!
Auguste : Quoi? C'est mon petit frère, j'ai bien le droit de le soutenir.
Louis : T'es censé l'encourager.
Auguste : Mais s'il a pas envie de passer ce foutu diplôme, qu'est-ce qu'il en a à faire, c'est encore un adolescent. Comment tu veux qu'on profite de notre jeunesse? Heureusement qu'on est pas en pleine guerre.
Louis : Tais-toi! Ca suffit! Ernest est... mon fils.
Auguste : T'as du mal à te l'avouer.
Ernest : C'est bon, arrêtez tous les deux. Je vais faire des efforts, d'accord? Alors s'il vous plait, ne vous disputez plus.
Auguste : Entendu.
Louis : Ernest, prend cette montre, elle le te portera chance. Elle appartenait à ton grand-père et j'ai réussi mon examen quand je la portais.
Ernest : Merci.
Auguste : Ce n'est pas plutôt à moi que tu devrais offrir ce cadeau? C'est ce qu'un père ferait pour n'importe fils...
Louis : Qu'est-ce qu'il a encore?
Ernest : Papa, c'est son anniversaire aujourd'hui.

Louis cherche Auguste partout dans le bâtiment mais ne le trouve qu'à un endroit insolite, là où personne n'irait : dans la chaufferie.

Auguste : Comment tu m'as trouvé?
Louis : Y'a qu'un imbécile comme toi qui pourrait allé se fourrer dans un coin pareil.
Auguste : Tu vois, c'est pour ça que je te supporte pas, cette façon que t'as de me rabaisser, je déteste ça.
Louis : Est-ce que tu me détestes?
Auguste : ...
Louis : Si tu crois que j'allais oublier.

Louis lui tend une pierre aux reflets irisés, l'une des plus magnifiques que l'on ait jamais vu. Auguste l'attrape et la jette à terre sur un accès de colère. La pierre se brise en morceaux.

Auguste : Tu m'achèteras pas comme ça!
Louis : Idiot!! Toutes ces années de sacrifices!.. J'avais enfin réussi à la créer, j'aurais pu devenir un alchimiste ultime et fabriquer tout ce qu'on me demandait.
Auguste : De quoi tu parles?
Louis : Tu viens de me ruiner mes recherches.
Auguste : Pourquoi tu me l'as donné cette foutue pierre alors!?
Louis : Je veux que tu deviennes l'un des meilleurs alchimistes du pays.
Auguste : Fous-moi la paix!

"21 juin 1934, première page de mon journal. Aujourd'hui c'est mon anniversaire et je découvre que mon père est un salaud. Je ne dois pas oublier de tout faire pour ne pas devenir comme lui.
Si vous aviez vus seulement la moitié de ce que j'ai vu... Même Ernest n'aurait pas pu..."


Louis : Tss, tu as beau être mon véritable fils, je préfère de loin Ernest.
Auguste : Qu'est-ce que tu viens de dire?!
Louis : Suis-moi...

Auguste le suit malgré tout et Louis le conduit dans les sous-sols vers un laboratoire scellé dont il est le seul détenteur de la clef. Ce qu'Auguste voit là, il n'est pas prêt de l'oublier : des corps humains baignant dans un aquarium au liquide jaunâtre, paraissant morts.

Auguste : Mais qu'est-ce que... qu'est-ce que tu fais?

Des nausées lui prend et Auguste ne retiens pas son envie de vomir.

Louis : Peut-être que la Table d'Emeraude contenait les secrets pour ne pas sacrifier tant d'âmes.
Auguste : T'es ecoeurant! Qu'est-ce que t'as fait de tous ces hommes?
Louis : Je te l'ai dit, l'alchimie est surtout de la chimie.
Auguste : Papa...

"Il est vrai que j'ai décidé de rester après ça mais c'était surtout pour protèger Ernest d'un certain danger que l'on appelle malgré nous : papa.
Ensuite, j'ai essayé de le forcer à me suivre parce que l'ambiance devenait trop lourde.
16 août 1935, nous quittons Lyon pour rentrer à Paris. En espérant que tout ira bien par la suite, je ne souhaite plus revoir mon père, c'est le diable..."
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# Posté le jeudi 10 janvier 2008 05:29

Modifié le samedi 12 janvier 2008 09:33

12.ROSES

12.ROSES
19 JUILLET 1936

Ernest : Auguste, est-ce que ça va? Auguste!
Auguste : Hein?
Ernest :
T'es dans tes pensées.
Auguste : C'est parce que j'ai encore reçu c
es pages du Mutus Liber envoyée par ce Lucas.
Ernest : Il me fait pe
ur, qu'est-ce qu'il attend de nous?
Auguste : Ne t'inquiète pas, il n
e s'approchera pas de ce manoir, je t'en fais la promesse.

Rose va de plus en plus mal et reste clouée au lit. Ernest lui apporte le déjeuner alors qu'Auguste lui amène la fameuse potion qu'il pense être la bonne, toujours accompagnée d'une rose.

Rose : Merci, vous me re
ndez si heureuse tous les deux, vous faites tant pour moi...
Ernest
: Eh, fais pas cette mine.
Rose : Désolée.
Auguste : Essaye de boire
ça.
Rose : Est-ce un remède?
Auguste : Je l'espère seulement...

Ma
rianne : Norbert, arrêtez-vous ici, s'il vous plait.
Norbert : Ce n'e
st pas un endroit pour madame.
Marianne : J'ai une course à faire, ç
a ne prendra qu'une seconde.
Norbert : Bien, madame.

Marianne passe récupérer une boîte à la joaillerie pour remonter rapidement en voiture.

Marianne : C'est le cadeau pour ma chère Rose, deux mois passe
nt si vite, dire qu'elle va avoir 17 ans déjà.
Norbert : Les enfants
devraient grandir moins vite.
Marianne : C'est vrai.

Un coktail molotov atterit sur le capot de la voiture et Norbert freine aussi sec qu'il peut. La voiture fait plusieurs tonneaux avant de se retrouver encastrée dans un mur.

Norbert : Madame Susano! Répondez-moi, je v
ous en prie!
Lucas : Dites-moi une chose...
Norbert : Je vous en pri
e, aidez-la!
Lucas : Maudits êtres humains... Pourquoi il faut toujou
rs que vous suppliez?
Norbert : Qu'est-ce que vous voulez?
Lucas : L
es frères Bel, dans quel coin du manoir se trouvent-ils?
Norbert : S
auvez-la!

Lucas poignarde sans pitié le vieil homme et prend la direction du manoir.

Auguste : Comment tu te sens?
Rose : Assez mal, po
ur être franche.
Auguste : Est-ce qu'on n'y arrivera jamais!
Ernest
: Hé! Dis pas ça!
Auguste : Et ces foutus dessins nous aident pas! O
n arrivera jamais à trouver la formule de l'elixir...
Ernest : Peut-
être qu'avec la Table d'Emeraude...
Auguste : ... C'est vrai, après t
out, qu'est-ce que j'en ai à faire de ce qu'à dit ce vieux chnoc.
Ro
ger : Rose! Oh mon dieu ma chérie!
Rose : Papa, qu'est-ce qu'il y a?

Roger : Ta mère a... elle...

Journée de funérailles difficile en ce jour. Voir Rose dans un si piteux état, sanglotante en plus d'être affaiblie par la maladie, rend les frères Bel encore plus tristes.

Auguste : Ernest... Je veux vraiment aider Rose.
Ernest : Je sais...

Norbert : Pauvre enfant, perdre sa mère dans de telles circonstances
... J'ai eut la chance de m'en sortir même si j'aurais préféré que ce soit notre chère Marianne...
Ernest : C'est pas juste. Nous on a p
as connu notre mère mais Rose avait eut ce bonheur... Pourquoi les malheurs tournent autour de la famille Susano?
Norbert : Ecoutez les g
arçons, celui qui nous a attaqué...
Auguste : Ce n'était pas un acci
dent?
Norbert : Non, et il voulait savoir dans quel coin du manoir v
ous vous trouviez.
Auguste : C'est Lucas... Alors il irait jusque là
pour nous avoir.
Ernest : Auguste! Où est-ce que tu vas!? Rose a bes
oin de nous!! Auguste...
Norbert : Ressaisis-toi, mademoiselle Rose
a besoin de soutien, reste fort.
Ernest : Juste pour elle, je le fer
ais.

Auguste retourne tout le laboratoire, de colère pour l'assassinat de Marianne surtout mais aussi énervé parce qu'il ne trouve pas ce qu'il cherche.

Auguste : Où est-ce que c'est? Bon sang!
Lucas : C
'est ça que tu cherches?

Lucas lui tend les feuillets du Livre Muet qu'Auguste ne prend même pas, figé par la peur.
Quand ils rentrent a
u manoir, Rose et son père le découvre en flamme, ils s'affolent et n'osent pas y entrer.


Ernest : Oh non! Auguste est là-bas! Auguste!
!!
Roger : Reste là, inconscient, c'est dangereux!

Ils virent Auguste marcher vers eux, titubant puis s'écroulant à quelques mètres. Ernest fonce vers son frère, à quatre pattes, apparement choqué et refusant de lever la tête. Ernest l'y força et découvrit que ses yeux étaient brûlés par les flammes.

Auguste : Il a dit... que si je n'éta
it pas capable de déchiffrer correctement le Livre Muet... Je ne méritais même pas de voir!
Ernest : Tiens bon Auguste, les secours vont
arriver!
Auguste : Lucaaas!!

Auguste s'effrondre en larme dans les bras de son petit frère impuissant, qu'il sert simplement contre lui.
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# Posté le vendredi 11 janvier 2008 05:09

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 10:12

13.ROSES

13.ROSES

Funay : Nous avons bien avancés grâce à votre aide, je vous remercie.
Louis : Tss,
vous me demandez de fabriquer des armes alors que vous ne pourrez même pas aller vous battre. Et d'ailleurs, comment savez-vous qu'il y aura une guerre?
Funay : J'éta
it très jeune lorsque les allemands ont attaqués en 1914, mais je peux le sentir maintenant...
Louis : Ouais, d
onc si vous n'avez plus besoin de moi, je vais rendre visite à mes fils.
Funay : I
l parait que le jeune Auguste est sorti de l'hôpital?
Lo
uis : Un garçon courageux, je le reconnais. J'ai quelque chose d'important à leur dire...
Funay : Passez leur
le bonjour.

Auguste : Comme
nt est cette photo?
Ernest
: C'était le jour où on a reçu nos diplômes de physicien. Tu es à gauche, papa au milieu et moi à droite.
Augus
te : Je ne me souviens plus, détaille-la.
Ernest : Dans
le fond on voit l'université et papa tend sa montre face à moi. Tu es... un peu plus effacé.
Auguste : Comme ç
a l'a toujours été.
Ernest
: Quand on l'a quitté, tu m'as dit qu'il était dangereux mais je n'y ai pas cru. Qu'est-ce qu'il s'est passé Auguste?
Auguste : Je ne veux
pas en parler.
Ernest : Est
-ce que c'est dans ton journal?
Auguste : Non! Ne l'ouv
re pas!
Ernest : Tu le tiens
pour qu'on n'oublie pas, pas vrai? Alors ça me concerne aussi.
Auguste : Alors...
continue-le, écris pour moi, s'il te plait.
Ernest : Au
guste...
Albert : Bien le bo
njour.
Auguste : Ca faisait
longtemps, Furie.
Albert :
Il me reconnait le petit aveugle, il est doué.
Ernest :
Hé!
Auguste : Ca va, je m'y
suis fait.
Ernest : Il a p
as le droit de te parler comme ça, et d'ailleurs, qu'est-ce que tu fais là?
Albert
: J'ai besoin d'or.
Ernest :
Bien sûr, pourquoi je demande.
Auguste : C'est d'accor
d.
Ernest : Auguste, je te c
omprend plus là.
Auguste :
Est-ce que c'est toi qui est aveugle!! Est-ce que tu as subis ce que moi j'ai subis!?
Ernest : T'énerves pas co
mme ça. Et qu'est-ce que tu vas pouvoir faire sans tes yeux d'abord!?
Albert : Oups
.
Ernest : Euh, désolé.
Aug
uste : Dehors.
Ernest : Non,
Auguste, je voulais pas...
Auguste : Tire-toi! J'ai dit dehors!!
Ernest : Très bie
n! Si c'est ce que tu veux! Je reviendrais pas!!

Ernest part se réfugier dans la bibliothèque où il entame la lecture du journal qu'à tenu Auguste. Il lit des choses incroyables comme impensesables et redécouvre réellement qui est son frère.

Rose
: Tu es là.
Ernest : Rose..
.
Rose : Tu es triste pour t
on frère?
Ernest : Il a cha
ngé. Il croit que je ne peux pas comprendre ce qu'il ressent mais j'ai mal pour lui.
Rose : Je ne sais pas quoi
lui dire, comment me comporter face à lui.
Ernest : Mo
i, je ne sais plus...
Rose :
Oh, pourquoi tant de misères à la fois?

Rose sert Ernest dans ses bras et lui souffle quelques mots à l'oreille. Ernest la regarde étrangement, comme surpris puis se lève et 'enfuit en courant. Il rejoint le salon où son père l'attendait.

Louis
: Ton frère n'est pas avec toi?
Ernest : Faut arrêter de
toujours nous voir ensemble!
Louis : Tant mieux.
Ernes
t : Quoi?

Rose : Ton père est là, il a une affreuse nouvelle à t'annoncer...

Erne
st : Qu'est-ce que tu veux me dire qu'Auguste ne doit pas savoir?
Louis : Auguste..
. n'est que ton demi-frère. Je ne suis pas son père.
Er
nest : C'est pas possible! Je te crois pas, tu fais que mentir! Auguste a tout écrit dans son journal!
Louis :
Tout comme quoi?
Ernest : T
oute la vérité...

"Je m'appelle Ernest Bel, je continue le journal que mon frère aveugle a dû abandonner. Et aujourd'hui pour la première fois de ma vie, j'ai tenu tête à mon salaud de père..."
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# Posté le lundi 14 janvier 2008 05:15

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 05:23

14.ROSES

14.ROSES
27 NOVEMBRE 1936

Ernest : Rose, tu voulais nous voir tous les deux, nous sommes là.
Rose
: J'avais quelque chose à vous dire... Ernest, ce n'est pas parce que tu es trop gentil que tu dois sans arrêt t'inquièter pour moi. Et toi, Auguste, tu dois continuer de protèger ton petit frère.
Aug
uste : Est-ce que tu délires?
Rose : Non,
je suis tout à fait lucide... Je vous aime réellement tous les deux, je suis désolée.
Ernest : Pourquoi tu
pleures?
Rose : J
e souffre trop, je ne peux pas continuer comme ça!
August
e : Et nos remèdes?
Rose
: Inutiles soient-ils... Approchez vos mains tous les deux.

Ils lui serrent chacun la main et Rose souffle ses derniers voeux.

Rose : J'aurais dû
en épouser l'un des deux, je n'aurais pas pu choisir, ça m'aurait torturer l'esprit. Je suis désolée de devoir vous quitter mais je pars rejoindre ma mère...
Ernest : Rose..
.
Rose : Laissez-
moi vous serrer dans mes bras une dernière fois.
Auguste
: Pourquoi dernière?..
R
ose : Faites-moi une promesse, les garçons. Promettez-moi que vous continuerez de vous soutenir comme aujourd'hui et que vous trouverez le bonheur.
E
rnest : On te le promet.
Auguste : Je
t'en prie, ne nous laisse pas.
Rose
: Ma maladie était incurable et je souffre trop, même si je ne le montrais pas. Amenez-moi à mon père, s'il vous plait, exhaucez mon dernier souhait...

"Rose mourra dans les bras de son père sous nos regards impuissants. Ni Auguste ni moi ne dit un mot et ne verse aucune larme. On la regarde partir sans la rattraper. Je crois que c'est à partir de ce jour que tout va déraper. Le compte à rebours est lancé..."

Ernes
t : Auguste...
Auguste :
Tais-toi, laisse-moi!
Er
nest : On pourrait...
Aug
uste : Y'a plus rien à faire!! On a perdu Rose, à quoi servent nos recherches maintenant?
Ernest
: Et la Table..?
Auguste :
Oublie ça et retourne avec ton père...
Erne
st : C'est aussi ton...
Louis :
Ton père? Non, je suis pas le père de ce gosse.
Ernest : Arrête, tais-toi! Tu dis n'importe quoi.
Auguste : Non, laisse-le s'exprimer Ernest.
Louis
: En fait, ce n'est pas vrai. C'est toi Ernest, qui n'est pas mon vrai fils, il fallait que je te le dise.
Ernest : Quoi? E
t tu crois que j'ai besoin de ça en ce moment?
Lo
uis : J'étais parti à la guerre et lorsque j'ai été blessé, ils m'ont donné une permission. Je suis donc retourné auprès de votre mère, c'est à ce moment que tu as été conçu, Auguste.
Auguste : Tais-toi, tu me dégoûtes...
Louis : Ernest, tu es né en pleine période de guerre, quand les allemands violaient les femmes. Tu n'étais pas désiré et ta mère est décédée peu de temps après ta naissance.
Ern
est : Quoi?
Auguste :
Alors pourquoi c'est moi que tu détestes, si je suis ton véritable fils!?
Louis : Sav
oir que mon sang coule dans tes veines me répugne. J'avais peur que tu deviennes comme moi.
Auguste : Aucun
e chance.
Louis : Lucas Kos
ask, ça vous dit quelque chose?
Auguste : Ne
me dit pas qu'il vient de toi?
L
ouis : C'était un assistant, il a perdu la tête le jour où je lui ai parlé de Table d'Emeraude et Livre Muet.
A
uguste : Alors pourquoi il s'en prend à nous!?
Louis : Parce q
ue vous savez où ils se trouvent.
Auguste : N
on, tu te trompes.
Louis : Cr
ois ce que tu veux. Maintenant je vous ai dit tout ce que je devais vous dire.
Auguste : Vraiment
tout? Il ne reste rien?
L
ouis : Non...

"Auguste ne pouvait plus voir mais je suis sûr qu'il sentait mes larmes. Juste... qu'il s'en fichait maintenant. Maintenant qu'il savait qu'on était pas réellement frères, c'est ce qui va nous déchirer. Il reste enfermé dans le labo et moi dans la bibliothèque. Je crois que le fait de ne plus se parler et tous ces chocs ont déclenché mon mutisme.
Un
alchimiste muet et un autre aveugle. A quoi on sert maintenant? Et qu'est-ce qu'on va devenir?"


Ernest
: ...
Funay : Tiens,
Ernest. J'ai appris pour mademoiselle Rose, je suis navré.

Ernest lui tend une lettre expliquant qu'il a perdu la voix mais qu'il souhaite travailler pour l'armée.

Funay : B
ien sûr que mon offre tient toujours. Bienvenue dans l'armée, Ernest Bel...
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# Posté le jeudi 17 janvier 2008 10:23

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 05:24