15.ROSES

11 JANVIER 1939

Auguste et Ernest Bel, 21 et 20 ans

"Voilà deux ans passés loin de mon frère. Je me sens si triste et vide sans Rose. Ne plus devoir déposer de roses devant sa chambre tous les matins et prendre le petit-déjeuner en face d'elle. La voir sourire... son sourire me manque. Tu me manques Rose, tu peux pas savoir..."

Funay : Ernest! Concentre-toi!
Ernest : ...
Funay : Ecoute, c'est sérieux... Ernest...

Ernest écris sur une feuille qu'il aimerait savoir comment Funay est devenu major aussi jeune.

Funay : ... Je venais juste d'être promu avant de vous rencontrer ton frère et toi...

Voyant qu'Ernest fait la tête, il comprend tout de suite ce qu'il pense.

Funay : Très bien, je ne parlerais pas de ton frère... J'étais trop jeune pour participer à la guerre mais je me suis vite engagé. En fait, c'est un miracle si je suis devenu major. Mon père m'a appris à me servir d'une arme, il vivait dans la crainte que les allemands reviennent pour tuer sa famille alors il m'a appris à tirer. Quand je suis entré dans l'armée, je connaissais déjà tous les termes et les armes principales, j'ai grimpé rapidement dans l'échelon. Mais c'était pas facile.

Ernest écrit : menteur.

Funay : Haha! C'est vrai, c'était très facile en fait. Je me suis débrouillé comme je pouvais mais tout ce que je faisais semblait plaire à mes supérieurs. Ils m'ont vite nommé Enfant Prodige et m'ont donné plus de responsabilité. Jusqu'à ce jour où j'ai été promu major... Ernest, toi aussi tu es doué. Devenir physicien à 15/16 ans, j'étais admiratif, c'est pour ça que je suis venu te chercher.

Ernest écrit : mon frère est un salaud et mon père aussi.

Funay : Tss... Allez, met-toi au boulot s'il te plait.
Ernest : ...

Auguste : Voilà ta part d'or, Furie.
Albert : J'en demandais pas autant mais merci.
Auguste : Est-ce que tu peux m'attraper le coffre qui est sur l'étagère à ta droite.
Albert : Comment sais-tu qu'il est exactement ici?
Auguste : Dépêche.
Albert : Tiens.
Auguste : Je te remercis.
Albert : C'est quoi au juste? On dirait des schémas.
Auguste : On l'appelle Table d'Emeraude. Je l'ai tellement cherchée qu'elle a finit par m'arriver.
Albert : Comme par magie.
Auguste : Non, quelqu'un essaye de m'aider... et de me tuer en même temps.
Albert : Etrange personnage.
Auguste : Bien, que veux-tu d'autre?
Albert : Ce sera tout. A moins que tu ne veuilles que je te débarasse de cette personne...
Auguste : Je vais y penser.
Albert : Lucas Kosask... Ou bien est-ce ton frère que tu détestes tant?
Auguste : Et pourquoi pas les deux?

"Comment en sommes-nous arrivés à nous haïr comme ça? Qu'est-ce qu'il a bien pu se passer? Quel a été le déclic? Je ne sais plus quoi penser et le fait que Funay me demande de produire plus et plus rapidement. J'ai un mauvais pressentiment."

Louis : Tu as entendu à la radio?
Funay : Des rumeurs d'une guerre?
Louis : Il parait que ça va recommencer...
Funay : Que veux-tu faire contre ça?
Louis : Toi tu as perdu un bras, tu ne t'inquiètes pas de ton sort. Moi je suis toujours valide et patriotique.
Funay : Patriotique? Hahaha! Un homme qui utilise l'alchimie pour son propre intérêt allant jusqu'à sacrifier des vies humaines peut bien aller sur le front, ça ne fais pas de lui quelqu'un de patriotique.
Louis : Qui t'a parlé de ça?
Funay : Tu as des ennemis, Bel, même parmi tes propres enfants.
Louis : Les petits...

Des soldats empêche Louis de sortir et l'encercle.

Funay : Et tu es en état d'arrestation mon ami.
Louis : Traitre!
Funay : Je n'ai peut-être plus de bras, mais j'ai toujours des responsabilités!
Louis : Tu ne peux pas m'arrêter pour ce que j'ai fait il y a des années déjà! Tu n'as plus de sentiments non plus!
Funay : De toute façon, quand la guerre éclatera, on vous libèrera tous pour que vous alliez vous battre, tu n'y échappera pas. Ce sera ta punition.
Louis : Salaud!
Funay : Je le fais pour tes fils, je m'occuperais bien d'Ernest, tu n'as pas à t'inquièter.
Louis : Nooonn!!!

Albert : Enfin, je te trouves.
Lucas : Mon heure est venue...
Albert : C'est bien que tu le reconnaisses...

Albert tue Lucas de sang froid sans que celui-ci ne se rebelle.

"Arrive le moment où le monde part à la dérive. J'ai entendu des rumeurs qu'une guerre est sur le point d'éclater de la bouche de Funay. J'ai appris l'arrestation de mon père et la mort de l'homme qui a tenté de nous tuer Auguste et moi. Et tout ça en l'espace d'une seule journée. J'ai peur de découvrir la suite des évènements mais on demande de fabriquer des armes plus grosses et en plus grande quantité. J'aimerais avoir mon frère auprès de moi..."
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# Posté le vendredi 18 janvier 2008 05:25
Modifié le vendredi 18 janvier 2008 10:31

16.ROSES

3 SEPTEMBRE 1939

Funay débarque en panique dans la chambre d'Ernest, lui criant que la guerre est arrivée et l'obligeant à se lever. Ernest savait qu'il devrait aller se battre mais il ne le voulait pas et continuer de fabriquer des armes lui aurait suffit.
Funay l'emmè
ne au hangar où Ernest doit s'habiller et s'armer, prêt à partir sur le front.


Augu
ste : C'est pas vrai!
Roger
: Il faut fuir!
Auguste : Ma
is on a été appelé à nous battre!
Roger : Je refuse de s
ubir cette guerre une deuxième fois!! Tu ne comprend pas ce que c'est, si tu l'avais vécu...
Auguste : Bon, ça v
a, allons au sous-sol.
Roger
: Attend, je dois prendre des affaires...
Auguste : Vit
e, dépêchez-vous!

Toute la ville est en panique à l'idée de subir une deuxième fois cette guerre terrible qui a fait des milliers de morts.
Alors qu'Ernest s'aprête à
partir se battre, il lâche tout et prend la poudre d'escampette.


Funay : Ernest!
Er
nest : ...
Funay : Part, va
retrouver ton frère.
Ernest
: ...[MERCI]...

"Je ne pensais pas avoir un jour le courage de déserter une guerre pour retrouver mon frère qui me hais tant. Je suis fou mais je le fais quand même, conscient des ennuis qui s'en suivent. Après tout, à quoi s'est résumée ma vie depuis que je suis tout seul? Elle n'a plus aucun sens sans Auguste. Attend-moi Auguste, j'arrive."

Auguste : Attende
z, ne fermez pas!
Roger : Tu
as oublié quelque chose?
Au
guste : Non, c'est bon.
Roge
r : Je ne sais pas combien de temps elle peut durer, mais nous avons suffisament de quoi survivre ici.
Auguste :
Merci pour tout. Même après avoir perdu votre femme et... et Rose, vous avez continué de m'aider. Vous avez été comme un véritable père pour moi.
Roger : Vous êtes des
enfants adorables tous les deux. J'aurais aimé avoir un fils comme vous, Ernest et toi.
Auguste : ...

Ernest fonce jusqu'au manoir, les larmes aux yeux, triste de ne pouvoir dire ce qu'il pense.
Auguste et Roger entendent
quelque chose frapper, pensant que ce sont des bombes qui tombent mais il reconnaissent le bruit de la porte en acier.


Roger : Qui est là?.
..
Auguste : Pourquoi ça co
ntinue de frapper?
Roger : E
t si c'était l'armée?
August
e : Ouvrez!
Roger : Quoi?
Au
guste : Je vous en prie, ouvrez la porte!

Roger s'éxécute et Ernest saute dans les bras d'Auguste qui le reconnait immédiatement.

Auguste
: Qu'est-ce que tu fais là, idiot!
Ernest : ...
Roger :
Je suis heureux de te revoir.
Auguste : Tu n'aurais pas
dû venir...

Des soldats débarquent et les trainent à l'extérieur.

Auguste : Qu'est
-ce qu'il se passe?!
Roger :
Pitié! Ne tuez pas ces enfants!
Auguste : Qu'est-ce qu'
il y a?
Roger : Les allemand
s!

L'un des soldats frappe Roger, qui reste couché à terre. Ils continuent de le ruer de coups puis commencent à s'en prendre à Auguste. Ernest, dans un ultime effort, réussit à cracher son dernier mot.

Ernest : Auguste!!!

Auguste : Ernest...

Ils sont tous les deux fusillés sans aucune pitié.

"Je ne pensais pas que deux frères pouvaient se réconcilier dans leurs derniers moments. Je ne savais pas non plus qu'Auguste ne m'a jamais vraiment détesté mais je l'ai senti dans sa voix.
Aujoud'hui, sept
embre 1939, la deuxième guerre mondiale éclate et les frères Bel sont décédés. Nous aurions aimé voir nos noms inscrits dans l'histoire mais ils sont quand même gravés dans le coeur de quelqu'un : Rose Susano.
Je suis sûr qu
'il existe un paradis où nous sommes réunis tous les trois, dans nos souvenirs, quelque part...
Est-ce le vérita
ble sacrifice qu'il fallait faire pour sauver cette personne. Nous sommes à nouveau ensemble maintenant, et rien ne pourra plus nous séparer.


Auguste et Ernest Bel, 22 et 21 ans, morts au combat le 3 septembre1939.

A la fin de la guerre, Funay regarde la tombe avec tristesse et regrets.

Fu
nay : C'est vraiment du gâchis... Mais les familles Bel et Susano sont enfin réunies. Adieu mes amis.

Funaypose une rose sur chacune des tombes des deux familles et part rejoindre sa femme et son fils de 4 ans...
La fin d'une guerre et de tant d'existences à jamais oubliées...


FIN
16.ROSES
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# Posté le vendredi 18 janvier 2008 09:24
Modifié le vendredi 18 janvier 2008 10:39

Milles Excuses

Pardon d'avoir fini aussi vite et d'avoir baclé mon histoire mais je ne voulais pas m'éterniser sur la guerre et j'ai une grosse panne d'inspi.

•Aussi, je n'ai pas eut le temps d'expliquer pourquoi Lucas Kosask s'était laissé tuer. Louis lui a demandé d'aidé ses fils, ce qu'il a fait en apportant les feuillets du Livre Muet et la Table d'Emeraude. Mais il avait aussi prit conscience de ses erreurs passées, donc il a accepté sa mort.
•Sinon, concernant l'arrivée du fils de Funay, ce dernier n'a pas été autorisé à aller sur le front donc il a découvert la mort des frères Bel et a érigé la stèle pour faire en sorte qu'ils soient partis en héros ensuite il a rencontré une femme dont il est tombé amoureux qu'il a tout de suite épousé.

Voilà, je pense avoir éclairci les derniers mystères et j'espère que cette histoire aura plu.

A la prochaine!
# Posté le vendredi 18 janvier 2008 10:49
Modifié le samedi 03 mai 2008 06:12

Dans la tête de Ted

Dans la tête de Ted
"Dans la tête de Ted" est un projet fou qui est né d'une étincelle, inspiré du quotidien d'un de mes amis en école d'ingénieur et qui FOUS VRAIMENT RIEN!
J'y rajoute beaucoup de fiction aussi mais ça reste de l'humour au second, à prendre avec légèreté!
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# Posté le dimanche 11 janvier 2009 07:12
Modifié le vendredi 13 mars 2009 09:36

1. Une idée de génie!

1. Une idée de génie!
1. Une idée de génie!

Est-ce que c'est vrai? Est-ce que c'est vrai que les meilleures écoles préparent de futurs étudiants à représenter l'élite de ce foutu pays? Non, j'y crois pas.

Jeremy : Ted. Hey...
Ted : Quoi?
Jeremy : Je crois que tes ronflements gênent le prof.
Ted : Putain, ce prof est tellement lent qu'on pourrait tuer un âne à coups de figues molles.
Alfred : Pardon? Vous avez dit quelque chose monsieur Barne?
Ted : Merde! J'ai pensé tout haut!
Alfred : Si vous voulez jouer au mauvais élève et dormir pendez les cours, la prochaine fois, mettez-vous plutôt dans le fond de la salle.

Merde, repéré. Je l'ai fait plus d'une fois mais les profs me convoquent jamais au conseil de discipline et vous savez pourquoi? Parce que je suis un petit génie et que la réputation de l'établissement ne tient que sur mes épaules.
Je m'appelle Ted Barne et je suis sur le point de faire une découvert incroyable. Celle d'un monde totalement opposé au mien.
Mes projets pour l'avenir? Devenir astronaute, trouver le remède pour soigner le sida, créer des voitures volantes. C'est ce que vous aurait dit l'un de ces 200 élèves ici présents.
Moi, ce que je veux... Tout le monde s'en fout.


Tina : Ted? J'imagine que c'est toi.
Ted : Quelles sont les probabilités qui te prouveraient qu'il s'agit bien de moi?
Tina : Pour commencer, tes longues phrases ennuyeuses. Et il n'existe qu'un être sur cette planète qui fasse sa sieste la tête en bas, adossé contre un arbre.
Ted : Ca m'aide à réfléchir. Qu'est-ce que tu veux Tina?
Tina : Comment tu sais mon nom?
Ted : Je retiens bien les noms.
Tina : Bien sûr. On m'a dit que tu pouvais m'aider, j'ai quelques problèmes en physique, il me manque certaines notions utiles pour accéder à mon diplôme.

Non, ne dites rien, je sais ce que vous pensez. Je suis un gentleman, je suis galant et serviable. En temps normal, n'importe qui aurait accepté d'aider cette pauvre biche égarée. Je dis biche parce que je me vois pas la comparer à un animal de plus grande valeur. Oh, vous devez pensez aussi que je suis macho.

Tina : Macho? Et pourquoi tu me vouvois?
Ted : J'ai encore pensé tout haut. OK, je vais t'aider.
Tina : T'es pas net toi tu sais.
Ted : Mais il faut que tu m'aides en retour.
Tina : Et qu'est-ce que je peux faire pour le grand Ted Barne?
Ted : J'ai un grand projet mais j'ai besoin d'un témoin.
Tina : Hein?

Ted et Tina s'introduisent dans la bibliothèque la nuit pour une expérience plus bizarre que Ted. Tina ne comprend pas ce qu'il veut mais elle le suit malgré elle car elle a besoin de son savoir pour réussir son année.
Ted enfile des lunettes légèrement teintées et semble chercher quelque chose de précis.


Tina : Tu avais besoin de moi, je peux t'aider peut-être?
Ted : Non, c'est bon, j'ai trouvé.
Tina : Et qu'est-ce que c'est que ces lunettes?
Ted : Ces lunettes, très chère Tina, sont une de mes inventions farfelues et qui vient de prouver son utilité.
Tina : Explique.
Ted : C'est un moteur de recherche, programmé à partir d'un ordinateur. Par exemple, le registre de cette bibliothèque figure entièrement dans le micro-circuit de ces lunettes. A l'aide de ce petit bidule qui ressemble à un mp3, tu cherches ton titre ou ton auteur et les lunettes t'indiquent le chemin.
Tina : T'es sérieux là?
Ted : Essaye.

Tina enfile la pair de lunettes et cherche un livre à l'aide de l'auteur. Les lunettes la guident droit vers le livre qu'elle recherche.

Tina : C'est pas vrai, ça marche vraiment! Mais comment t'as fait ça?
Ted : J'ai combiné plusieurs technologies et même si les livres ne sont pas encore electromagnétisés, ils figurent dans l'ordinateur de la bibliothèque, sur lequel est inscrit l'étagère où les livres se trouvent. Les lunettes se connectent automatiquement à cet ordinateur pour rechercher l'étagère et tu n'as plus qu'à chercher la lettre.
Tina : Très ingénieux, mais pourquoi tu avais besoin de moi.
Ted : Je veux que tu m'aides à convaincre le conseil de fournir ces lunettes aux étudiants, les profs me soutiennent pas vraiment dans mes projets.
Tina : Ted, c'est une idée de génie! Qui ne voudrait pas de ton invention?

Alfred : Non! C'est hors de question!
Ted : Je te l'avais dit qu'il y en aurait un qui refuserait.
Tina : Professeur Grance, c'est une très bonne idée, pourquoi vous n'en voulez pas?
Alfred : Cette école n'est pas un commerce, c'est l'élite. Plus tard, vous deviendrez physicien, ingénieur, vous travaillerez pour des grands hommes qui représentent les pilliers de notre société...

Je sais pas vous, mais moi j'ai décroché dès que je suis entré dans son bureau. Cet homme fait bien son boulot, mais il est un tout petit peu lent. Sincèrement, vous auriez envie d'étudier avec un prof qui dort les yeux ouverts et envie vos connaissances? Devinez ce que je ressens alors.

Alfred : Prenez ma place, faites le cours aux élèves et rendez-les aussi intelligents qu'Einstein
Ted : Einstein n'était pas...
Alfred : L'homme le plus intelligent au monde, je sais Barne! Je démissionne.
Tina : Quoi?

Là, j'ai atteint le seuil limite de tolérance. Je suis dans la merde.
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# Posté le dimanche 11 janvier 2009 07:34
Modifié le samedi 14 mars 2009 08:02